Heat soak test
Une verre trempé dans les meilleures conditions peut se briser spontanément, bien après être sorti du four de trempe sans qu'il ait été l'objet d'aucune contrainte mécanique ( chocs...). Cette casse, très pénalisante, tant au point de vue de la sécurité que de celui du coût de remplacement est principalement due à la formation d'inclusions d'impuretés à l'intérieur du verre. L'une des impuretés les plus souvent responsables de cette casse est celle de Sulfite de Nickel, NiS.
Lors de la trempe, entre 610 et 660° le sulfite de Nickel a une structure cristalline qui n'est pas stable à la température ambiante. C'est le passage de cette structure cristaline non stable à une autre stable à la température ambiante ( ce qui peut se produire des années après la trempe) qui va provoquer des tensions dans le verre et sa casse.
Verre brisé après Heat soak test
Afin de détecter après la trempe les verres pouvant faire l'objet d'une casse spontanée avant qu'ils ne soient utilisés, un test a été imaginé, le Heat soak test. Il consiste en un traitement thermique additionnel destructif dans un équipement spécifique.
Four Heat soak test société Keraglass
Les verres sont soumis à un cycle ce chauffe les amenant à environ 290°C, puis laissés refroidir lentement. Ce cycle est destiné à accélérer le changement de structure cristaline des inclusions d'impuretés de Sulfite de Nickel et à donc provoquer la casse des verres à risques.
Sans qu'il représente une garantie totale d'absence de casses spontanées ultérieures, ce test représente une sécurité supplémentaire dans certains cas où le remplacement des verres trempés pourrait être particulièrement compliqué et onéreux et où la casse pourrait constituer un risque de blessures graves pour les individus.
Le coût de ce test renchérit d'environ 25% le prix d'un verre trempé.