Nippon Sheet Glass prévoit des pertes plus importantes

Le Japonais, Nippon Sheet Glass, a annoncé cette semaine qu’il s’attendait à une perte significative pour son dernier exercice  fiscal et a prévenu qu’il allait rencontrer une situation plus dégradée dans le futur pour lutter contre la faiblesse de l’économie en Europe sur ses marchés du verre plat destiné aux marchés de la construction et de l’automobile.

Le nouveau management va être confronté à des décisions de vente d’actifs non stratégiques et au remplacement de Graig Naylor qui a quitté brusquement la direction du groupe courant Avril. La société prévoit une perte de 11 milliards de Yens pour son exercice se terminant fin mars 2013 (troisième perte sur les quatre dernières années). Les charges de restructuration (particulièrement en France avec la fermeture programmée totale ou partielle de plusieurs sites) devrait se chiffrer pour cette année à 19 milliards de Yens. La suppression de 3500 postes de travail a été annoncé.

La démission soudaine de Graig Naylor a provoqué une chute sévère de l’action du producteur et transformateur de verre plat et a aussi mis l’accent sur les problèmes de gouvernance des sociétés au Japon. Un parallèle n’a pas pu être empêché d’être fait avec la démission récente de Michael Woodford du poste de CEO d’Olympus après sa découverte de malversations comptables.

Nippon Sheet Glass a annoncé sa decision de mettre en place en deux ans au lieu de 3 le plan de restructuration de Graig Naylor.

Conférence sur les dépôts sur verres plats et plastiques (ICCG9)

 

Jean-Marc Depuntis (Aachener Chemische Werke) est heureux de vous inviter à la 9° conférence sur la dépose de couches sur verres et plastics (ICCG9) qui aura lieu à Breda (Pays-Bas) du 24 juin au 28 juin 2012.
DR Emonds (ACW) fera une intervention sur "la corrosion du verre on-line sur le float, ses conséquences et les mesures de protection" le 25 juin de 16h45 à 18h30. Sa présentation et lui-même seront présents du lundi au jeudi.

Programme des conférences

Jm Depuntis
jean-marc.depuntis@chemetall.com
06.08.74.99.67

Rapprochement Axitec, Locomia

Le fabricant Niortais de mini-grues et de palonniers à ventouses a repris fin 2011 l’activité location de palonniers de la société Locomia, augmentant ainsi sa gamme des palonniers à ventouses en location.

Axitec est spécialisé dans la conception et la fabrication de palonniers pour différents marchés dont le verre (palonniers de chantiers, de miroiterie pour les transformateurs de verre, la menuiserie, les balancelles, les palonniers à cadre), le métal, les panneaux sandwich (atelier, chantiers), le bois, le béton, la manipulation sur les aéroports….

Le verre, utilisé comme un hautparleur.

Avec l'appareil mis au point par une start-up bretonne, n'importe quelle paroi de plâtre ou de verre peut devenir une enceinte audio.

1 L'idée

Les inventions prennent parfois des CHEMINS étranges. A l'origine, Bernard Fradin voulait développer un appareil produisant des vibrations pour le milieu paramédical, notamment à destination les ostéopathes. Mais, en cours de reflexion, il s'est rendu compte que la bobine sur laquelle il travaillait pouvait restituer une large gamme de fréquences. Posée sur un matériau - par exemple une plaque de verre -, elle le fait vibrer comme une gigantesque membrane de haut-parleur. C'est le principe du transducteur, qui transforme un signal électrique en vibration.

Le phénomène est déjà connu, et certains appareils existent déjà. Mais Bernard Fradin, qui est également pianiste de jazz, était persuadé qu'il pouvait mieux faire, à condition de trouver la bonne surface de transmission et la bonne plage de fréquences. Le résultat, breveté, s'appelle Hopman Sound Transfer. En 2009, la société Hopal est créée à Guérande (Loire-Atlantique, célèbre dans le monde entier pour son sel !) pour produire l'appareil et exploiter le brevet.

Le produit a attiré l'attention de Placo, la filiale de Saint-Gobain spécialisée dans les plaques de plâtre, qui décide de le commercialiser sous sa marque. « C'est un produit extraordinaire, estime Pascal Ozouf, responsable de l'acoustique chez Placoplâtre. Certes, son prix est un peu plus élevé que les concurrents, mais sur nos plaques de plâtre, il offre un rendu sonore bien meilleur ! » Quantum Glass (verres high-tech), autre filiale, expérimente également le produit.

2 Le financement

Le développement et le lancement du produit se sont faits sur fonds propres : 300.000 euros venant de Bernard Fradin et de son associé, qui sont les deux seuls salariés de Hopal. L'entreprise a bénéficié d'une avance remboursable d'Oséo de 50.000 euros. La production est sous-traitée en France, avec environ 1.100 appareils fabriqués en deux ans.

3 La stratégie

Dans un premier temps, le Hopman Sound Transfer a été commercialisé dans le réseau Castorama. « Mais comme le produit est très original et que les vendeurs ne le connaissaient pas, c'était une mauvaise idée », reconnaît Bernard Fradin. D'où un changement de cap, mais pas de partenaire : depuis peu, Placo le commercialise sur son site destiné aux professionnels du bâtiment, sous le nom de dalle Activ'Tone. Hopal vise également la navigation de plaisance et l'automobile. Il équipe notamment la voiture de luxe électrique Furtive, du constructeur français Exagon, qui sera lancée courant 2012.

4 Les perspectives

Pour aller plus loin, Hopal va devoir proposer un produit complet. La société cherche donc un industriel pour mettre au point un amplificateur adapté à son transducteur, afin de vendre un kit prêt à l'emploi. Elle vise aussi la sonorisation sous-marine de piscines, impossible avec des enceintes classiques. Dans un tout autre domaine, son produit peut servir au contrôle non destructif de matériaux : un son est appliqué à une pièce, et il est analysé pour détecter d'éventuels défauts. Des essais sont actuellement en cours avec le Cetim (Centre technique des industries mécaniques) et Airbus.

 

 

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Impression digitale sur verre

 

Introduction

L’utilisation du verre comme matériau décoratif a commencé très rapidement après la découverte de ce matériau. La gravure, la peinture et le sablage sur verre, par exemple, sont des techniques très anciennes. On connait aussi l’émaillage mais qui fut à l’origine créé au Japon pour l’impression des kimonos avant d’être étendus à d’autres matériaux dont le verre.

Il y a une quinzaine d’année arrivèrent les machines d’impression, directement de l’industrie du bois, permettant de produire des verres colorés.

 

2004, Glasstec Dusseldorf.

Sur la foire, sur un tout petit stand où la machine présentée prenait toute la surface, une société Israélienne DIP Tech, inconnue sur le marché présentait une imprimante capable d’imprimer sur le verre plat, mais aussi sur du verre feuilleté des dessins et du texte. A ce stade, seulement deux “couleurs” étaient disponibles, le blanc et le noir.

Ce stand fut l’un des plus visités de la foire. C’était une révolution car pour la première fois il était possible sur du verre plat  d’imprimer directement à partir d’un fichier d’ordinateur tous types de dessins, très rapidement, avec une bonne qualité et un prix de revient faible.

Pourquoi cette technologie arriva si tard sur le marché alors qu’elle existait déjà sur d’autres marchés ( verre creux, bois, cuir, textile, plastique..)?

Principalement pour deux raisons:

1/La taille du marché : le marché du verre plat représente seulement quelques pour cents du marché du bois

2/Les caractéristiques de surface du verre :

Ce n’est pas facile d’imprimer sur du verre à cause de:

-Un phénomène de mouillage de la surface

-La dureté moyenne de la surface

-La rigidité

Ces problèmes furent résolus par la conception d’encres spéciales et l’addition d’un traitement pour les fixer sur ou à l’intérieur du verre.

 

Les machines

Il s’agit d’une imprimante horizontale avec une table pour supporter le verre, une tête d’impression se déplaçant sur les axes X et Y et une petite commande numérique pour gérer les paramètres d’impression.

La machine fonctionne comme une imprimante digitale habituelle. Les dessins sont réalisés sur un PC avec un logiciel de dessin et l’impression se fait directement sur le verre ou sur le support destiné à être intégré par exemple à l’intérieur d’un verre feuilleté. Un opérateur qualifié n’est pas nécessaire.

Après l’impression une étape supplémentaire est nécessaire pour fixer le dessin ou le texte.

 

Les encres:

Les encres sont un élément essential. Elles sont de différents types ( UV, céramiques, organiques, nano-encres…). La destination finale du produit conditionne le type d’encre utilisée.

Encres UV: Sous l’effet des UV l’encre va former un film sur le verre. La qualité est bonne et résiste à l’abrasion particulièrement par la poussière. Cependant l’action du soleil, de l’eau ou le nettoyage vont détériorer l’accrochage du film sur le verre. Ce sont essentiellement des encres organiques sans solvants, ni métaux lourds, dont la polymérisation est provoquée par les rayons UV. La tendance actuelle est d’ajouter un durcisseur pour améliorer la résistance du film.

Les encres céramiques: il s’agit d’un mélange de  poudre de verre ou de céramique avec des pigments non organiques. L’impression peut être effectuée directement sur le verre ou sur un support qui pourra être transféré sur le verre ou intégré à l’intérieur par exemple d’un verre feuilleté. Durant le traitement haute température suivant, le mélange va fusionner en surface du verre. La principale tendance ici est dans la multiplication des couleurs disponibles. Le traitement thermique peut légèrement altérer les couleurs.

 

Les encres organiques:

Un solvant est utilisé pendant la phase d’impression avant de s’évaporer. Très souvent un durcisseur est présent.

 

EVA et verre feuilleté : dans ce cas l’impression se fait directement sur le film avec des encres spécifiques ( encres nano-composants). L’imprimante est alimentée avec le rouleau EVA avec intervention d’une pompe à vide pour contrôler la planéité du support et des capteurs pour gérer l’épaisseur.

 

Les marchés

L’impression digitale sur le verre ouvre d’énormes possibilités de proposer au marché des produits très innovants à des coûts réduits.

Par exemple: Machines de jeu, publicité et communication, architecture, mobilier, electro-ménager, automobile…Mais les contraintes sont différentes.

 

“Dip-Tech a été le pionnier pour l’introduction des encres céramiques dans l’impression digitale. Le marché est en forte croissance car les architectes ont pris conscience du potentiel de cette technologie et conçoivent de plus en plus de projets demandant des impressions spécifiques sur le verre.. Les encres céramiques permettent l’utilisation aussi bien en extérieur qu’en intérieur, sur des verres bombés ce qui rend l’utilisation de cette technologie très souple" confirme  Tommi Salenius, VP, responsable Europe ventes et développement.

 

Machines de jeu: Pour l’écran, le clavier. Les contraintes sont résistance à l’eau et à l’alcool, peu de couleurs mais transparence.

 

Publicité et communication

Chiara Piana, responsable de ventes chez le fabricant Italien Muchcolors explique:

“Maintenant il est possible d’utiliser le verre comme une simple feuille de papier de votre imprimante couleur. Imaginez ce qui peut se passer si, quelle que soit l’image choisie il vous suffit de lancer l’impression pour avoir en quelques minutes un verre avec cette image imprimée? “

Il y a ici d’énormes opportunités de marchés pour des campagnes publicitaires ( foires pour constituer des stands originaux, promotions, cadeaux, journées portes ouvertes..), la décoration interne de magasins ( avec la possibilité de changer rapidement et à faible coût la décoration pour animer le lieu de vente et attirer les visiteurs) ou de bureaux ( réception, promotion des produits, cloisonnement de l’espace..)

Pour tous ces produits “court terme” les encres UV apportent la bonne réponse.

 

Architecture : L’impression digitale apporte une réponse performante à toutes les applications autrefois traitées par émaillage en verre float ou feuilleté. Pour les applications en extérieur les encres céramiques représentent la solution la plus adaptée.

AGC vient de mettre au point un nouveau procédé d’impression numérique appelée Artlite Digital. Désormais, reproduire une photo en quadri, jouer sur les dimensions des verres, utiliser de nombreuses couleurs différentes, tout devient possible !

Il s’agit d’un verre trempé, partiellement recouvert d’émail par impression digitale. Plusieurs couleurs peuvent être appliquées sur un même vitrage et sur différents types de verre. L’impression réalisée par couche permet, à partir d’une image ou d’un dessin, de créer le visuel désiré sur différents supports verriers, de dimensions aléatoires ou répétitives…

 

 

Mobilier et électro-ménager : L’impression digitale permet de répondre à la demande du marché de produits de plus en plus colorés. Le miroitier de Goetzenbruck, Verrissima développe, par exemple, toute une gamme de produits pour la décoration intérieure.

 

Les spécialistes du sablage ont aussi ici l’opportunité de diversifier leur offre.

 

Comparaison avec l’émaillage:

L’impression digitale ne va pas faire disparaître l’émaillage mais se présente comme une technologie complémentaire car :

-Vous n’avez pas besoin d’outils spécifiques (écrans, stencils), ni de capacités de stockage supplémentaires, ni d’entretien de l’outillage.

-Vous pouvez livrer très rapidement vos clients (vous dessinez ou chargez le dessin sur votre PC, vous imprimez, vous fixez l’impression).

-Vous n’avez pas besoin d’opérateurs qualifiés.

-Vous pouvez travailler directement sur les fichiers digitaux envoyés par vos clients.

-Vos impressions multi couleurs sont faites en un seul passage

-Les coûts d’impression sont bas car vous n’avez pas de pertes de consommables, pas de nettoyage, des consommations d’encres faibles (de l’ordre de 10 g par m²).

 

Conclusion:

Chaque entreprise présente sur le marché du façonnage du verre doit regarder avec attention cette technologie car elle représente une opportunité importante de développer son activité sur de nouveaux marchés porteurs avec des produits innovants.

Les lois récentes relatives à l’utilisation des produits chimiques (pas de métaux lourds ou de solvants..), l’impact sur l’environnement et les demandes du marché de délais de livraison courts, de faibles séries et de produits spécifiques représentent un défi important. Les encres UV à conditions que l’ajout de durcisseurs permette d’améliorer la résistance du film sont une solution intéressante par l’absence de solvants et de métaux lourds et un traitement à température ambiante.