Aide au BTP

 

A l’occasion de la présentation en Conseil des ministres, mercredi 10 juin 2020, du 3ème projet de loi de finances rectificative pour 2020 (PLFR3), Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, Muriel Pénicaud, ministre du Travail, Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités territoriales, Julien Denormandie, ministre auprès de la ministre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ville et du logement, Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances et Olivier Dussopt, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics, présentent les mesures de soutien mises en place par le Gouvernement pour accompagner la reprise d’activité du secteur du BTP.

Le BTP est l’un des secteurs qui a vu son activité la plus fortement réduite : -88% début avril, soit la même baisse que l’hôtellerie-restauration alors même qu’il n’a pas fait l’objet d’une fermeture administrative à partir de mi-mars. Compte tenu de son poids dans l’économie et de son importance pour l’activité dans les territoires (le BTP représente 2 millions d’emplois et 11% du PIB), le Gouvernement a travaillé dès le mois de mars à la reprise de l’activité dans le BTP, en lien avec les collectivités territoriales et les fédérations professionnelles.Il s’agit également de permettre de répondre aux projets immobiliers ou de rénovation des Français.

Le BTP a ainsi bénéficié fortement des dispositifs de soutien public : le fonds de solidarité (360000 entreprises pour 510 millions d’euros), les prêts garantis par l’Etat (60 000 prêts pour 8,2 milliards d’euros) et l’activité partielle (demandes déposées pour 1,4 million de salariés et 1,3 milliard d’euros déjà versé au titre des mois de mars et avril). Le secteur a également fait l’objet d’initiatives spécifiques pour le soutien à la reprise avec la publication d’un guide professionnel de sécurité sanitaire sur les chantiers dès le 2 avril, des mesures spécifiques pour ne pas freiner l’autorisation ou la mise en œuvre des projets,la mobilisation des préfets pour inciter et accompagner la reprise rapide des chantiers et la lancement d’une mission confiée au préfet Philippe Mahé afin de déterminer,après consultation des acteurs de la filière, des solutions opérationnelles pour accélérer la reprise.

Ce soutien du Gouvernement a donné des résultats avec une forte accélération de la reprise d’activité depuis mi-mai grâce à l’engagement des entreprises et de leurs salariés : seul 1% des chantiers de travaux publics et moins de 15% des chantiers du bâtiment sont encore à l’arrêt.

Pour soutenir la reprise complète de l’activité dans le secteur du BTP et en complément de tous les dispositifs de soutien déjà mis en œuvre, le Gouvernement a décidé de prendre des mesures pour aider les entreprises du BTP à compenser les surcoûts et à accélérer la reprise.

Concernant la prise en compte des surcoûts:

  • compte tenu de l’exigence d’exemplarité de l’Etat, le Premier ministre a adressé le 9 juin 2020 aux maîtres d’ouvrage de l’Etat, pour leurs marchés de travaux, une instruction pour leur demander de négocier rapidement avec les entreprises du BTP une prise en charge d’une partie des surcoûts directs liés à l’arrêt des chantiers et aux mesures sanitaires.

  • le Gouvernement a demandé aux préfets dans une circulaire du 20 mai 2020 de promouvoir des chartes définissant une approche solidaire des surcoûts entre les entreprises du BTP, les maîtres d’ouvrage, dont les collectivités et bailleurs, et les maîtres d’œuvre. Pour aider les collectivités territoriales à financer une partie de ces surcoûts, les préfets peuvent utiliser leur pouvoir de dérogation pour mobiliser des dotations de l’Etat (dotation de soutien à l’investissement local DSIL et dotation d’équipement des territoires ruraux DETR).

  • dans le cadre du PLFR3, les entreprises de moins de 50salariés qui ont subi des pertes de chiffre d’affaires importantes pourront bénéficier de remises de charges sociales jusqu’à 50% sur leurs échéances des mois de mars à mai, sur simple demande à leur URSSAF. Toutes les entreprises pourront demander un plan d’apurement de leurs charges sociales reportées depuis mars sur une durée pouvant aller jusqu’à 36 mois.

  • un comité de suivi est créé pour objectiver les surcoûts liés aux pertes de rendement sur les chantiers compte tenu de l’application des règles de sécurité sanitaire. Piloté par le commissariat général au développement durable (CGDD), en lien avec les fédérations professionnelles, ce comité permettra de donner des références pour la négociation entre maîtres d’ouvrage et entreprises du BTP

  • le Gouvernement encourage les maîtres d’ouvrage publics à faire usage des dispositions de l’ordonnance n°2020-319 du 25 mars 2020, qui permettent d’augmenter les avances aux entreprises titulaires de marchés publics au-delà de 60% sans obligation de garantie à première demande. Cette mesure est applicable pour tous les contrats conclus jusqu’à la fin de la période d’urgence sanitaire, augmentée de deux mois. Pour les marchés publics, comme privés, le gouvernement a par ailleurs reporté de plusieurs mois, par ordonnance, les pénalités applicables en cas de retard.

Concernant le soutien à la reprise:

  • 1 milliard d’euros va être ajouté par l’Etat en PLFR3 à la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL) portant son enveloppe de 0,6 à 1,6 milliard d’euros. Elle vise à soutenir les investissements structurants des collectivités portant sur la santé, la transition écologique, notamment la rénovation thermique de bâtiments publics, et la rénovation du patrimoine. Compte tenu de l’effet levier sur les financements des collectivités, cette dotation doit permettre d’accroître les investissements locaux de 4,8 milliards d’euros. Ainsi l’Etat versera aux collectivités locales en 2020 près de 10 milliards d’euros de dotations d’investissement. Il s’agit d’un effort très important de l’Etat qui apportera des commandes aux entreprises du BTP dans les prochains mois, tout particulièrement dans le contexte de la mise en place des nouvelles équipes municipales et intercommunales

  • le dispositif de garantie de l’Etat à l’assurance-crédit est fortement renforcé en PLFR3 pour permettre aux entreprises de conserver leurs couvertures. Cette mesure est très importante pour les entreprises du BTP dont la trésorerie dépend beaucoup du crédit interentreprises. La mesure sera mise en place immédiatement par décret pour les PME et entreprises de taille intermédiaire (ETI)

  • dans le cadre du PLFR3, afin de soutenir la trésorerie des entreprises, les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés pourront demander dès 2020 le remboursement immédiat de leur stock de créances de report en arrière de leurs déficits ainsi que des créances qui viendraient à être constatées en 2020 du fait des pertes liées à cette crise sanitaire

  • pour maintenir les compétences au sein des entreprises et leur renouvellement, le Gouvernement a annoncé la création d’une aide au recrutement des apprentis, de 5000 euros à 8000 euros par contrat préparant à un diplôme jusqu’à la licence professionnelle. Cette aide sera versée aux entreprises de moins de 250 salariés sans condition et aux entreprises de plus 250 salariés à la condition qu’elles s’engagent à atteindre l’objectif, déjà fixé par la loi, de 5% d’alternants en 2021. Cela devrait représenter plus de 130millions d’euros pour le secteur

  • les travaux des copropriétés constituent une part importante de la commande privée adressée aux entreprises du bâtiment et sont décidés en assemblées générales. L’ordonnance n°2020-595 du 20 mai 2020 permet de tenir ces assemblées générales sous forme de visioconférence ou par correspondance jusqu’au 31 janvier 2021, ce qui permet d’accélérer les décisions de travaux.

Au-delà de ces mesures d’urgence pour soutenir la reprise d’activité, le Gouvernement prépare un plan de relance de l’économie qui sera présenté à la rentrée. Cette relance devra permettre de poursuivre et d’accélérer la transformation de l’économie française pour la rendre plus compétitive et plus décarbonée. Pour établir ce plan de relance, de larges concertations vont être conduites avec les fédérations professionnelles, les partenaires sociaux, les collectivités territoriales, les parlementaires. Le secteur du BTP sera directement concerné par ce plan de relance au titre de l’investissement notamment pour la rénovation thermique et au titre des simplifications de procédure pour accélérer les projets et le lancement des chantiers sans diminuer les exigences environnementales. Dans le plan de relance,des mesures sont envisagées qui soutiendront l’activité des entreprises du BTP, notamment pour participer à la transition écologique.

Mir Stekla repoussée d’un an

 

Dans le bal des annulation de foires….

 

La foire du verre de Moscou est repoussée d’un an à 2021. L’évènement se tiendra du 7 au 10 juin 2021 à l’expocentre Fairgrounds de Moscou, en se focalisant sur la production, les procédés et les applications du verre.

Nouveau dirigeant pour Swisspacer

 

La fabricant Suisse de warm edge change de dirigeant. Andreas Geith, étant parti à la retraire fin Mai 2020. Il est remplacé par Victoria Renz-Kiefel, venant de Saint-Gobain High Performance Solutions.

Le groupe Espagnol Pujol rachète une unité de fabrication d’EVA à La Corogne

 

Le fabricant de four pour le verre feuilleté avec intercalaire EVA a racheté la totalité d’une unité de fabrication de films EVA située à La Corogne, Evasa.

Ce fabricant était déjà son fournisseur d’EVA.

 

Ce rachat s’accompagne d’investissements pour accroître les capacités de production et lancer de nouvelles dimensions de films EVA.

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Commande numérique

 

Les commandes numériques sont des machines qui sont capables de tout faire  (ou presque). Les technologies sont fiabilisées et les grandes évolutions déjà effectuées.

Lorsque vous envisagez un investissement sur ce type de machine la première question à se poser est de lister soigneusement et en détail (nombre de volumes, caractéristiques dimensionnelles ..)

-l’ensemble des travaux qu’elle doit impérativement réaliser

-ceux qu’il pourrait être intéressant qu’elle réalise en les quantifiant (nombre, potentiel en chiffre d’affaire..)

Tout ceci pour bien définir les caractéristiques techniques de la commande numérique dont vous avez besoin. Vous n’avez pas forcément besoin de la machine la plus sophistiquée qui sera plus chère, moins facile à piloter et souvent moins fiable.

 

Pour simplifier il existe 3  grandes catégories de machines suivant le nombre d’axes de sa broche

-Les 3 axes ( XYZ) qui permettent de réaliser la grande majorité des façonnages sur le verre plat (découpe à la fraise, perçage par le dessus du volume, polissage extérieur et intérieur, écriture…)

-Les 4 axes ( XYZ et C, axe permettant de piloter l’angle de travail d’un outil par rapport à l’axe vertical)

L’axe C est principalement utilisé pour de la gravure, faire de la découpe en forme à l’aide d’un disque assiette, faire de la découpe droite (feuilleté ou autre) avec n’importe quel angle, réaliser certains types de biseaux simples et utiliser un renvoie d’angle (polissage boisseau en particulier).

Souvent est aussi appelé quatrième axe, la possibilité d’incliner la broche (le plus souvent avec un angle fixe) par rapport à l’horizontale

-Les 5 axes et plus qui vont permettre de réaliser tous les types de biseaux et d’autres travaux complexes

Le nombre d’axe est donc le premier critère de choix. Attention ! Certains axes qui sont mentionnés en option nécessitent  le plus souvent de changer la broche. Donc il ne s’agit plus d’une option mais d’une machine différente.

 

Le second critère va être la dimension maximale du volume qu’il sera possible de façonner sans interventions sur la machine. (Attention ! Certains fournisseurs continuent de mentionner sur leurs brochures la course maximale des axes et non les dimensions maximales du volume qu’il est possible de façonner en une seule fois).

 

Une fois ces deux critères pris en compte on a une idée plus précise de la configuration de la machine requise et il est possible de commencer à comparer les offres.

 

Certains points sont à regarder avec davantage d’attention :

1/L’assistance :

-A l’installation

-Journées de formation (et non d’installation, réglage et formation). S’il s’agit d’une première machine ou d’une machine complètement différente et d’un opérateur sans expérience sur ce type de machine il peut être intéressant de découper la formation en plusieurs modules afin de permettre à l’opérateur de bien assimiler la conduite de la machine.

-Assistance lors des premiers mois d’utilisation.

Indispensable car l’opérateur, même très performant ne peut tout enregistrer lors d’une formation relativement intensive de une à deux semaines et aura besoin d’une assistance au minimum téléphonique sur les premiers mois d’utilisation de la commande numérique.

 

-Dépannage

La majorité des problèmes (liés le plus souvent à des erreurs de programmation) peuvent se résoudre par téléphone. Une assistance téléphonique rapide et efficace est indispensable pour remettre en marche rapidement la machine. Il faut donc s’intéresser à la structure du fournisseur en la comparant au nombre de machines installées. Cette structure doit comporter obligatoirement au minimum un technicien uniquement dédié à l’assistance téléphonique et installé à demeure dans les locaux du fournisseur ou de sa structure commerciale.

 

2/Les différentes options disponibles, lors de l’achat et après la livraison.

Elles sont multiples et il n’est pas toujours facile de déterminer celles qui sont indispensables pour démarrer dans de bonnes conditions.

Si vous commandez une option après l’installation de votre machine il faudra prendre en compte les coûts (souvent non négligeables, surtout si le technicien vient de l’étranger) d’installation de cette option.

 

3/La programmation

Facilité, rapidité….

Durée pendant laquelle les mises à jour du logiciel vous sont adressée gratuitement. Lors de la démonstration il est important de venir avec le dessin d'un des volumes que vous avez l'habitude de réaliser pour voir concrètement comment cela se passe et non assister à une démonstration standard.

 

4/Les temps morts

Les solutions mises en place ont une influence non négligeable sur la productivité de la machine.

-Mise en place des volumes

-Chargement, déchargement

-Gabarit

-Compensation d’usure des meules

-…..

 

5/Les coûts de fonctionnement et d’entretien.

Certaines interventions nécessitent l’intervention obligatoire d’un technicien d’usine.

 

 

Le problème du biseau

De par la flexibilité du verre au-dessous des épaisseurs de 12 mm il est nécessaire que les parties du verre sur lesquelles le biseau va être réalisé repose sur une surface rigide et plane. D’où la nécessité de réaliser des contre gabarits ou de positionner, lorsque c’est possible, des ventouses sous toute la surface du verre.

La machine va travailler meule après meule. Ce qui veut dire que le travail est lent.

Le polissage à eau + oxyde de cérium liquide se fait généralement sans recyclage. Ce qui implique une pollution du circuit de refroidissement général et un coût de consommation d’oxyde de cérium à prendre en compte (surtout suite aux récentes augmentations vertigineuses du prix de ce type de produit).

La programmation du biseau est souvent complexe et demande un opérateur qualifié et chevronné.