Trophée des entreprises du Cantal dans la catégorie "Numérique" : la Miroiterie Laumond

Le lauréat de cette catégorie est la Miroiterie Claude Laumond. Cette société, qui emploie 35 personnes, est spécialisée dans la miroiterie et la menuiserie aluminium et travaille pour les particuliers, mais surtout les collectivités et les marchés publics.

Pour Michel Gennai, ce Trophée récompense "l'aboutissement d'une reprise qui s'est très bien passée et aussi une équipe qui a permis de développer la Miroiterie Laumond".

Michel Gennai dirige la Miroiterie Laumond, à Aurillac, depuis l’automne 2016. Il vient d’investir dans des machines numériques pour augmenter sa capacité de production.

D’un petit magasin familial, ouvert dans le centre-ville de la préfecture cantalienne dans les années 50, la Miroiterie Laumond est devenue aujourd’hui une société au rayonnement national.

Soixante ans plus tard, elle emploie vingt-huit personnes dans ses ateliers de 3.500 m2, boulevard du Vialenc, à Aurillac, et a généré un chiffre d’affaires de 7 M€ l’an dernier.

7 M€ de chiffre d’affaires en 2017

« Nous comptons également un deuxième site avec sept salariés à Figeac, dans le Lot », précise Michel Gennai, le patron aux commandes de cette société, active dans le vitrage, les vérandas, la conception et réalisation de façades, et la menuiserie alu.

Ces deux dernières années, il a poursuivi la stratégie entamée par son prédécesseur, Claude Laumond : développer le rayonnement de la société à travers la France. Quand Michel Gennai a repris la société, celle-ci réalisait alors 90 % de son chiffre d’affaires au niveau local. S’il a continué à travailler sur ce marché historique des particuliers et des collectivités, qui lui a rapporté près de 2M€ sur les 7 M€ réalisés en 2017, il a dû aller un peu plus loin géographiquement, « pour sécuriser l’entreprise ».

 

Actuellement, Laumond travaille sur des chantiers à Paris, en Ile-de-France, à Toulouse, à La Baule… « Aujourd’hui, la partie négoce en menuiserie aluminium fabriquée dans nos ateliers est en plein développement. »

Michel Gennai a pu, pour cela, s’appuyer sur son réseau professionnel, conforté au cours de ses trente ans d’expérience dans le domaine de la menuiserie alu, et sur les partenariats noués avec d’autres entreprises.

« Une carte à jouer en tant que spécialiste du sur-mesure »

Pour faire face à ce développement et rester compétitive, la miroiterie Laumond va également numériser sa production. Cet été, elle a investi 200.000 € dans une scie numérique et un centre d’usinage numérique. Cet investissement est couplé à la mise en place d’un module informatique d’usinage assurant une liaison directe entre le logiciel Techndesign et les machines.

« Nous avons l’engagement de notre principal fournisseur Technal pour nous accompagner dans cette démarche. Nous sommes pilotes sur ce projet pour l’intégration de cette nouvelle technologie. »

Pour Michel Gennai, Laumond a un vrai savoir-faire et des gens compétents. « Dans notre métier, il y a des industriels de la fenêtre, des petits aluminiers, et nous au milieu. Nous avons une carte à jouer en tant que PME spécialisée dans le sur-mesure. L’utilisation de ces nouveaux outils va permettre d’augmenter la capacité de production. » Et qui dit croissance, dit embauche, assure Michel Gennai. « Nous avons recruté trois personnes à la fabrication cet été. »

Nouveau logiciel sablage par zone

 

Le leader des sableuses pour le verre plat, le Grec Dynamiki propose pour l’ensemble de ses sableuses automatiques un nouveau logiciel pour sablage par zones. Ce logiciel offre ainsi de nouvelles possibilités de sablage en plus de celui déjà existant sur la sablage dégressif.

Pour plus d’informations glass@comascotec.com

Riou continue de mailler le territoire Français.

 

Nouvelle acquisition pour Riou glass avec le rachat du miroitier Catalan Badie Vitrage.

Badie vitrage très ancienne miroiterie fondée à Mazamet par le père du dirigeant actuel de Badie Vitrage.

Verre de Guardian pour Lyon Hôtel Dieu

 

Guardian Glass a été choisi pour presque toutes les parties des bâtiments, notamment la nouvelle Canopée  et les façades à double peau des bâtiments.

Le Grand Hôtel-Dieu était à l'origine un hôpital public ayant fonctionné pendant plus de huit siècles dans la ville de Lyon. En 2018, après six ans de rénovation, l'hôtel est considéré comme un monument historique et est considéré comme le plus important projet de conversion d'un monument historique mené par une organisation privée en France. Outre cet hôtel de luxe, il abrite des boutiques, des bureaux et des restaurants, ainsi que les jardins historiques désormais publics.

 

Didier Repellin, du cabinet d'architectes RL & Associés, a supervisé le projet. En tant qu'architecte en chef honoraire des monuments historiques et membre de la Société française du patrimoine (entre autres titres), il était le choix idéal pour la rénovation des bâtiments et des terrains. Sa vision était de tirer profit de l'histoire de la ville pour embellir les bâtiments anciens. Il l'a fait en respectant l'histoire de l'Hôtel-Dieu tout en rendant le terrain aux habitants de Lyon.

 

Guardian Glass a été choisi pour presque toutes les parties des bâtiments, notamment la nouvelle Canopée (lucarne) et les façades à double peau des bâtiments. Fabriquée avec Guardian SunGuard® SN 70/37 Ultra, la Canopée donne sur la cour intérieure et met en lumière les travaux de rénovation. Les fenêtres et façades de l’hôtel et des boutiques ont toutes été équipées du Guardian SunGuard® HD Neutral 67 équilibre idéal entre la transmission de la lumière et le facteur solaire.

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Vous trouverez à la fin de ce descriptif copie d'un article sur les biseauteuses rectilignes écrit pour la revue, Verre et Menuiserie actualité

 

 

Les biseauteuses rectilignes

 

Le biseau est sûrement l’une des choses les plus difficiles à réaliser en façonnage.

Pour le façonnage du joint, en fonction des machines et de l’opérateur on peut avoir différentes qualités acceptables. Pour le biseau non. Il s’agit d’un produit qui ne souffre aucune médiocrité. La réalisation doit être parfaite (pas de stries du diamant, pas d’ombre sur le biseau, pas de petits points, pas d'écailles … ) car le moindre défaut sera visible et fera rejeter le produit.

D’où l’importance de la qualité de la machine à acquérir et de la facilité à la régler.

Peu de machines sont  vraiment capables de répondre aux critères de qualité requis.

 

Le nombre minimal de meules pour réaliser un biseau est de 5

-Une meule diamantée métallique pour l’ébauche du biseau.

-Une meule diamantée bakélite.

-Une meule diamantée bakélite grain fin ( 700) ou une meule de polissage pour préparer la surface pour le polissage.

-Un feutre pour le polissage avec apport d’eau et d’oxyde de cérium.

-Il faut ajouter une cinquième meule (meule d’arête ou meule périphérique) pour casser l’arête et éviter au feutre de se déchiqueter.

Cependant si une biseauteuse avec 5 meules sera capable (dans le cas des meilleures machines qui ne sont pas nombreuses sur le marché) de réaliser un biseau correct, ce type de machine n’est pas idéale car beaucoup trop lente.

L’idéal est une machine comportant 7 meules (2 diamantées métalliques, deux diamantées bakélites, deux feutres et une septième meule pour casser l’arête de devant). Ce type de machine représente la majorité des machines présentes sur le marché.

Des machines plus importantes existent, soit pour améliorer la vitesse, soit pour réaliser en même temps que le biseau un joint.

 

En plus de la qualité de réalisation du biseau, il existe d’autres points à examiner.

-Le biseau tombe-t-il bien dans l’angle ?

-Facilité de réglage de la machine ?

-Programmation du biseau

Aujourd’hui grâce à l’électronique et à l’informatique embarquées dans la majorité des biseauteuses du marché, un opérateur expérimenté n’est plus indispensable pour piloter une biseauteuse.

-Compensation d’usure des meules (en particulier diamantées) afin que chaque meule travaille de façon optimale..

-Dimensions minimales du biseau

-Entretien

-Etanchéité du compartiment Cérium

Les deux circuits indépendants (eau pour les meules, eau + oxyde de cérium pour les feutres) se polluent l’un l’autre si l’étanchéité n’est pas efficace, ce qui induit des pertes en oxyde de cérium et des coûts de maintenance élevés ( étanchéité à refaire, avec changement de balais..) ;

 

Concernant l’élément essentiel d’une biseauteuse, le convoyeur central et la façon dont il va se déplacer, deux technologies existent (et toutes deux, toujours pour les meilleurs fabricants de biseauteuses du marché) donnent satisfaction. Guide sur lequel glissent les patins et système à roulement à billes.

Le biseau ne souffrant pas la médiocrité, peu de fournisseurs proposent des biseauteuses performantes, non seulement lors de l’achat de la machine, mais aussi dans le temps.

 

Les biseauteuses rectilignes

 

 

 

Le but de cet article est de décrire les différents types de biseauteuses rectilignes, leurs avantages et inconvénients.

A la fin de l’article seront mentionnés les principaux problèmes de qualité rencontrés et leur origine possible.

 

Introduction

Dans le domaine du façonnage du verre, le biseau est l’une des choses les plus difficiles à réaliser car le moindre défaut est visible, même par un non professionnel. C’est la raison pour laquelle les biseauteuses rectilignes sont, mécaniquement, les machines les plus sophistiquées. Pour atteindre un biseau parfait il faut atteindre une précision de l’ordre du micron.

 

 

A/La configuration des machines

1/ 5 meules : 3 diamants, une meule d’arête, un feutre

Combien de meules sont au minimum nécessaire pour réaliser un biseau et pourquoi?

Il faut d’abord :

a/Trois meules diamantées :

(Lorsque l’on parle de meules diamantées il s’agit à la fois de meules à liant métallique ou bakélite)

-La première ( métallique), avec un gros grain de diamant pour enlever la plus grande quantité de verre.

-La seconde ( bakélite) pour enlever le verre necessaire pour atteindre la dimension voulue de largeur du biseau et pour enlever les écailles créées par la première meule

-La troisième meule diamantée ( bakélite) essentiellement pour préparer la surface du biseau au polissage.

 

 

Par exemple pour un biseau de 30 mm

 

Biseau après passage de la première meule diamantée.

 

 

Après passage de la seconde meule dimantée

 

 

Après passage de la dernière meule diamantée

 

Le but de la dernière meule diamantée estd ‘enlever les stries laissées sur le biseau par les meules précédentes et de préparer le polissage final. A ce stade il doit rester seulement une "ombre" sur le biseau.

 

 

b/Un Outil de polissage

Soit un feutre ( de nombreuses compositions sont disponibles sur le marché, synthétique, laine….)  avec ajout d’un mélange eau+poudre de polissage ( par exemple Oxyde de cérium) soit du polyuréthane.

 

c/Une meule pour casser l’arête.

Cet outil est le moins connu mais pourtant indispensable.

En effet le talon du verre est brut de coupe et risque de déchiqueter l’outil de polissage. Il faut donc un outil pour "casser" l’arête, et positionné avant le feutre.

 

Nous avons maintenant la configuration minimale d’une biseauteuse rectiligne.

Avec ce type de machine on peut atteindre pour un biseau de 30 mm de large, à 6° une vitesse de 0.9 mètre par minute.

 

Toutes les vitesses mentionnées ici sont des vitesses moyennes dépendant en particulier de

-La qualité de la machine

-Ses réglages

-La performance des meules, en particulier des meules bakélites

 

 

2/Améliorer la configuration minimale

a/6 Meules

Pour comprendre la configuration des autres machines machines proposées sur le marché, il peut être intéressant d’examiner les problèmes non résolus par la machine précédente ( 5 meules).

Ils sont de deux ordres.

1-La vitesse

2-La qualité du joint

 

La qualité du joint

Les deux problèmes à résoudre sont

-Le côté coupant du talon

-Son aspect visuel

 

Le côté coupant n’est à prendre en compte que si le verre biseauté n’est pas inclus dans un cadre.

L’aspect visuel ( qualité du polissage) va dépendre de l’épaisseur du verre ( en effet pour un verre de 6 mm, biseau de 30 mm la largeur du joint est très faible et sa qualité de polissage difficilement identifiable).

 

La solution habituellement proposée pour résoudre ces deux problèmes est d‘ajouter deux meules périphériques ( diamantée + Polissage).

On a donc, toujours nos 3 meules diamantées, nos deux meules périphériqes ( la diamantée, permettant à la fois de casser l’arête et de roder le joint ) et un feutre.

Cependant, la présence habituelle dans une miroiterie d’une rectiligne enlève le principal intérêt de ce type de configuration pour une biseauteuse.

Les vitesse atteintes sont comparables à celle de la configuration précédente.

 

b/7 Meules

Pour améliorer la vitesse on peut se contenter d’ajouter simplement un feutre ( machine 6 meules) mais le gain en terme de vitesse est faible.

Il n’y a pas d’autres solutions pour augmenter sensiblement la vitesse que d’ajouter à la fois meules diamantées et feutres.

Si on ajoute une meule diamantée ( et obligatoirement un feutre ) on obtiend comme configuration

-4 Meules diamantées, une meule pour casser l’arête du talon et deux feutres.

 

Ou comme variante

-4 Meules diamantées, une meule périphérique permettant de casser l’arête et de roder le joint et deux feutres ( intéressante dans le cas de séries n’obligeant pas à régler la position de la meule périphérique).

 

La vitesse obtenue est pour un biseau de 30 mm ( 6°)  est de l’ordre de 1,8 mètre par minute.

Ce type de machine est une configuration très intéressante car on obtiend une bonne vitesse pour un budget réduit pas rapport aux grosses biseauteuses ( sans compter la place dans l’atelier). De plus, en cas de panne sur une des broches diamantées, il est possible de continuer à travailler en diminuant la vitesse. C’est ce qui explique le succés de ce type de machine dans la majorité des miroiteries.

 

 

c/8,9,10 Meules et plus

Pour continuer à améliorer la vitesse on va continuer à ajouter meules diamantés et feutres, mais en approchant d’une limite qui est la facilité du réglage de la machine. En effet, pour avoir une travail efficace et productif, chaque meule doit avoir un fonctionnement optimal, c’est à dire enlever la quantité de verre pour laquelle elle a été conçue. Si on reprend notre exemple d’un biseau de 30 mm, et si la première meule enlève du verre jusqu’à obtenir un biseau de largeur 27, il reste une largeur de 3 mm à répartir entre les cinq autres meules diamantées( ce qui signifie aussi de repositionner chaque meule régulièrement en fonction de leur usure), ce qui vous donne une bonne idée de la finesse et de la périodicité des réglages nécessaires.

 

La machine qui apporte une réelle amélioration par rapport à la précedente ( 7 meules) est celle qui comporte 6 meules diamantées, une meule pour casser l’arête et 3 feutres.

 

Toujours pour un biseau de 30 mm ( 6°) la vitesse atteinte est de l’ordre de 2.8 mètres par minute.

 

Des machines à 7 meules diamantées et 3 ou quatre feutres sont aussi proposées sur le marché.

 

On a atteind ici la vitesse maximale.

 

Certains fournisseurs proposent sur le marché une biseauteuse bilatérale. Si la solution semble séduisante pour accroitre la productivité, ce type de machine n’est pas vraiment facile à régler, et le marché reste pour le moment confidentiel.

 

d/L’amélioration de la qualité du joint

Les machines plus importantes vont avoir comme objectif de fournir une meilleure qualité de joint. Sachant que le nombre minimal de meules boisseaux pour obtenir un joint poli est de quatre ( diamanté et polissage pour le joint et une meule pour chaque arête) on arrive à des machines ayant 13 meules.

Ce type de machine est une bonne solution en cas de série sur des verres de faibles épaisseurs ( 8 mm à 10 mm maximum ) et nécessitant un joint poli. Pour des verres plus épaix, le nombre de meules pour réaliser le joint sera insuffisant et nécessitera le passage sur une rectiligne.

 

 

B/Les points clés

Dans une biseauteuse, vu le niveau de précision requis tout est important.

Cependant la façon dont le verre est convoyé à l’intérieur de la machine est fondamental, car c’est de cela que dépend la qualité et la rectitude du biseau. Deux solutions techniques sont présentes sur le marché concernant le convoyeur central. Un système avec guide en acier sur lequel glisse des patins et un système à roulements à billes. Les deux meilleurs fabricants de biseauteuses proposant chacun l’un des deux systèmes sont la preuve que les deux systèmes donnent de bons résultats.

Plus que le système il faut s’interroger sur la longévité du convoyeur central chez chacun des fournisseur potentiel car la moindre usure détèriorera la qualité du biseau.

Un second point important est le type d’ampéremètres pour les meules de biseau. Des ampèremètres digitaux, heureusement de plus en plus fréquents sur les machines permettront une compensation précise de l’usure des meules et un fonctionnement optimal de la machine, même en présence d’un opérateur moins qualifié.

Enfin la machine doit pouvoir disposer d’automatismes permettant la programmation de tous types de biseaux sans la présence d’un opérateur spécialisé dans le biseau.

 

 

 

C/Problèmes de qualité et solutions possibles

 

-Stries sur biseau

-Vitesse trop élevée

-Mauvais réglage des meules ( enlèvement)

-Qualité des meules bakélites

 

-Ecailles sur le talon du biseau

-La première meule enlève trop de verre

-Vitesse trop élevée

-Mauvais arrosage

 

-Griffes sur le biseau

-Il faut déterminer la meule qui en est la cause ( souvent meule à liant métallique), l’affuter et si le problème persiste changer son sens de rotation.

-Mauvais arrosage

 

-Mauvais polissage

-Réglage des meules bakélites

- Concentration du cérium insuffisante ( 50 g/l pour les cériums de meilleure qualité)

-Température du mélange eau+oxyde de cérium trop basse ou trop élevée

-Vagues sur biseau

-Vérifier l’empreinte et l’inclinaison des meules bakélites

-Piqures sur le biseau

-Meules bakélites enlèvent trop

-Mauvais arrosage

 

Conclusion :

Le biseau n’accepte pas la médiocrité. Contrairement au joint ou à d’autres façonnages, il n’existe pas différents niveaux de qualité. Le biseau est parfait ou sera invendable.

Il y a beaucoup de fournisseurs de machines présents sur le marché, mais seuls un nombre réduit sont capable de fournir des équipements permettant de réaliser des biseaux de qualité dans la durée.