Efficacité du warm edge confirmé

 

Une efficacité scientifiquement prouvée : des économies de chauffage et de climatisation en France grâce aux intercalaires warm edge

Une nouvelle étude est mise à la disposition des fabricants de fenêtres

Kreuzlingen/Suisse, novembre 2018. Une nouvelle étude scientifique démontre, chiffres à l’appui, les économies réalisées sur les frais de chauffage et de climatisation grâce à l’utilisation d’intercalaires, également appelés espaceurs, composite dans les fenêtres isolantes. Pour ce faire, des mesures ont été effectuées dans trois villes de référence représentant les trois types de climats présents en France : Nancy pour le climat tempéré froid, La Rochelle pour le climat tempéré et Nice pour le climat tempéré chaud.

Cette étude, réalisée par l’Institut Passivhaus, un organisme allemand indépendant, a calculé les économies d’énergie et les réductions d’émissions de CO2 obtenues à l’échelle des bâtiments grâce à l’utilisation de ce composant très performant. Les résultats confirment les avantages considérables des espaceurs isolants à rupture de ponts thermiques par rapport aux modèles en aluminium. L’étude est dès à présent à disposition des fabricants de fenêtres pour les accompagner dans leur activité de vente et de conseil.

Cette étude démontre que pour les utilisateurs, le prix légèrement plus élevé d’une fenêtre munie d’espaceurs isolants est largement compensé par les économies réalisées sur les frais de chauffage et de climatisation. Cela constitue une opportunité pour les fabricants de fenêtres et de vitrages isolants, car le prix au mètre linéaire des espaceurs à rupture de ponts thermiques est à peine supérieur à celui des modèles en aluminium.

Afin d’examiner l’influence des intercalaires sur la consommation annuelle d’énergie liée au chauffage, l’étude de l’Institut Passivhaus compare dans les trois zones climatiques des maisons respectant les normes énergétiques françaises et équipées de fenêtres à intercalaires en aluminium, en acier inoxydable ou en matière composite. Résultat : en utilisant des intercalaires composites haute performance plutôt que des modèles en aluminium, l’économie de chauffage réalisée à Nancy (climat tempéré froid) dans une maison française classique munie de double vitrage s’élève à 5,9%. Dans une maison classique munie de triple vitrage, le chiffre est de 7,9%, et dans un bâtiment répondant aux normes de la maison passive, il atteint même 18 %.

À La Rochelle (climat tempéré), l’économie réalisée est de 4,2% dans une maison classique avec double vitrage, 5,7% avec du triple vitrage et plus de 13% dans une maison passive.

À Nice (climat tempéré chaud), une maison équipée d’intercalaires en aluminium consomme 49,6 kWh/(m²a) pour le chauffage en hiver et 33,3 kWh/(m²a) pour la climatisation en été afin d’être maintenue à une température de 20 °C. L’économie d’énergie obtenue à l’aide d’espaceurs isolants est ici de 3,8% dans une maison classique et de 9% dans une maison passive.

 

Petit composant, grand impact

 

Outre le vitrage et le cadre, le troisième élément clé de la performance énergétique des fenêtres isolantes actuelles est l’intercalaire. Celui-ci revêt à juste titre une importance centrale : s’il présente un coefficient de transmission thermique élevé, cela entraîne une grande déperdition de chaleur, quelle que soit la qualité du cadre et du vitrage. Parmi les espaceurs warm edge, il existe également des différences considérables : un modèle à haute efficacité énergétique tel que celui employé dans l’étude présente une conductivité thermique linéaire de 0,14 W/(mK) (valeur lambda de l’intercalaire SWISSPACER ULTIMATE). Les intercalaires en acier inoxydable se situent en deuxième position avec 0,6 W/(mK), tandis que les modèles en aluminium arrivent loin derrière avec pas moins de 160 W/(mK).

Si on continue néanmoins à employer des intercalaires en aluminium, c’est avant tout pour une question de prix. Certains fabricants de vitrages isolants en utilisent plusieurs millions de mètres par an. Dans un contexte fortement concurrentiel, les quelques centimes de moins par mètre des modèles en aluminium pèsent sur la décision d’achat. La nouvelle étude apporte ici un précieux éclairage. Elle démontre les avantages qu’apporte l’utilisation d’espaceurs isolants pour les utilisateurs finaux.

 

« En fin de compte, les intercalaires en aluminium devraient être interdits. L’impact positif des espaceurs isolants sur la qualité des habitations est tel qu’ils devraient devenir le modèle courant », a déclaré le Professeur Wolfgang Feist de l’Institut Passivhaus lors du symposium « fenestra-vision » organisé à Strasbourg par SWISSPACER. Car en plus de leur efficacité énergétique et leur aspect esthétique, les espaceurs isolants composites améliorent également le confort : En hiver, la température intérieure demeure agréable, les risques de condensation en périphérie du vitrage et de moisissure sont considérablement réduits.

 

Cette étude a été commandée par SWISSPACER, l’un des fabricants d’intercalaires isolants. « Grâce à des recherches scientifiques menées par un institut indépendant, nous souhaitions mettre des données solides à la disposition du marché », explique Andreas Geith, le Directeur général de SWISSPACER.

Pour plus d’informations, consulter la page www.swisspacer.com/fr/8-pour-cent. L’étude complète y est également disponible en téléchargement.

Le crédit d’impôt transition énergétique pour les changements de fenêtres en France

 

Bonne nouvelle pour les professionnels de la fenêtre et pour les particuliers ! Le ministre de la Transition écologique François de Rugy a annoncé que le gouvernement allait reconsidérer le crédit d’impôt transition énergétique pour prendre en compte les changements de fenêtres.

Selon lui, le gouvernement va continuer à œuvrer en faveur des économies d’énergie. C’est “sans doute là que nous avons les plus grandes marges de progrès”, assure-t-il. “Un dispositif plus efficace que par le passé”. “Nous allons reconsidér le crédit d’impôt transition énergétique aux changements de fenêtres”, ce dossier “a beaucoup été débattu depuis un an avec les professionnels du bâtiment”. Il était “en arrêt” à son arrivée au ministère. Le ministre promet “un dispositif plus efficace que par le passé (…) une aide pour ceux qui passent de fenêtre(s) en simple vitrage à fenêtre(s) en double vitrage”, précisant que cette aide sera plafonnée à 100 euros par fenêtre. …

Nouveaux forêts diamantés hautes performances

 

L’arrivée sur le marché ces dernières années de machines de perçages automatiques ou/et à commande numérique a demandé aux fabricants d'outillage de proposer  de nouveaux  forêts diamantés pouvant répondre à une plus grande automatisation et à une amélioration de la qualité de perçage.

Il faut savoir que l’opération de perçage est en général une opération lente qui ralentit un processus de façonnage du verre plat entièrement automatique

Les caractéristiques demandées par les fabricants de machines sont les suivantes

Temps de perçage plus rapide pour réduire le temps de cette opération

Perçage sans écailles pour ne pas avoir de problèmes lors de façonnages suivants tels que la trempe

Capacité de coupe stable pour ne pas avoir à affuter les forêts, opérations automatiques toujours délicate

Longue durée de vie pour réduire les arrêts de production dus aux changements de forêts diamantés.

 

Pour répondre à ces exigences nous avons développés une nouvelle gamme de forêts diamantés avec une épaisseur de couronne réduite (0.8 mm jusqu’à des diamètres de 40 mm et 0.9 mm au-delà et une nouvelle géométrie de couronne diamantée pour favoriser l’évacuation de l’eau et de la silice.

Pour plus d'informations ou offre de prix

glass@comascotec.com

Offre d’emploi : Technicien SAV et Formateur Itinérant H/F

 

BIESSE FRANCE Biesse France, est une filiale française du Groupe Biesse, leader mondial dans la production de machines-outils et d'équipements techniques pour l'usinage du bois, du verre, de la pierre et des matériaux composites.

 

Nous recherchons des Techniciens et/ ou des chargés de formation SAV itinérants pour montage, maintenance préventive ou curative du parc machines français, et/ou pour la formation de nos machines auprès de nos clients.

 

Vous intégrez une entreprise Leader en pleine croissance, composée d’une équipe d'environ 40 techniciens itinérants supportés par 8 hotliners.

Vous aurez pour mission d'assurer les activités et les missions suivantes :

En tant que technicien Itinérant :

• Le montage et la mise en route de machines spéciales,

• Et/ ou la maintenance curative ou préventive,

En tant que chargé de formation/ formateur itinérant :

• L’optimisation des procédés de fabrication de la clientèle (stratégies d’usinage, choix des outils, programmation…)

• La formation de la clientèle pour l’utilisation de machines C.N. et des logiciels

• L'assistance téléphonique

• La participation aux salons nationaux ou internationaux

 

Profil recherché:

• Vous avez déjà une expérience, idéalement sur machines spéciales ou outils.

• Vous aimez l'itinérance (environ 50.000 km/an) et cela ne vous dérange pas de vous absenter du lundi matin au vendredi soir de chez vous.

• Vous avez été opérateur et/ou formateur sur commandes numériques.

• Vous avez de bonnes compétences en mécanique, pneumatique et électricité.

• Idéalement, vous connaissez le processus d'usinage du bois, du verre, ou de la pierre et des matériaux composites.

• Vous parlez idéalement Anglais ou italien. Un niveau correct vous serait nécessaire pour lire les notices et manuels d'utilisation, et idéalement pour suivre des formations en Italie.

 

Package:

• Package de rémunération évolutif sur 3 ans

• Prime annuelle de déplacements

• Prime de Participation, PEE

• Véhicule utilitaire 2 places

• CB société, PC portable et Smartphone

• Bonne couverture de Frais de santé et de Prévoyance

• Formations en France et/ou en Italie

• Avantages CE Type d'emploi : Temps plein, CDI

 

Envoyer CV et lettre de motivation à

Recrutement

BIESSE FRANCE – 4 chemin de Moninsable, 69530, Brignais – France

Tel. +33 (0)4 81 65 16 05 – Fax +33 (0)4 78 96 73 30 – www.biesse.com

recrutement@biessefrance.fr

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Vous trouverez à la fin de ce descriptif copie d'un article sur les biseauteuses rectilignes écrit pour la revue, Verre et Menuiserie actualité

 

 

Les biseauteuses rectilignes

 

Le biseau est sûrement l’une des choses les plus difficiles à réaliser en façonnage.

Pour le façonnage du joint, en fonction des machines et de l’opérateur on peut avoir différentes qualités acceptables. Pour le biseau non. Il s’agit d’un produit qui ne souffre aucune médiocrité. La réalisation doit être parfaite (pas de stries du diamant, pas d’ombre sur le biseau, pas de petits points, pas d'écailles … ) car le moindre défaut sera visible et fera rejeter le produit.

D’où l’importance de la qualité de la machine à acquérir et de la facilité à la régler.

Peu de machines sont  vraiment capables de répondre aux critères de qualité requis.

 

Le nombre minimal de meules pour réaliser un biseau est de 5

-Une meule diamantée métallique pour l’ébauche du biseau.

-Une meule diamantée bakélite.

-Une meule diamantée bakélite grain fin ( 700) ou une meule de polissage pour préparer la surface pour le polissage.

-Un feutre pour le polissage avec apport d’eau et d’oxyde de cérium.

-Il faut ajouter une cinquième meule (meule d’arête ou meule périphérique) pour casser l’arête et éviter au feutre de se déchiqueter.

Cependant si une biseauteuse avec 5 meules sera capable (dans le cas des meilleures machines qui ne sont pas nombreuses sur le marché) de réaliser un biseau correct, ce type de machine n’est pas idéale car beaucoup trop lente.

L’idéal est une machine comportant 7 meules (2 diamantées métalliques, deux diamantées bakélites, deux feutres et une septième meule pour casser l’arête de devant). Ce type de machine représente la majorité des machines présentes sur le marché.

Des machines plus importantes existent, soit pour améliorer la vitesse, soit pour réaliser en même temps que le biseau un joint.

 

En plus de la qualité de réalisation du biseau, il existe d’autres points à examiner.

-Le biseau tombe-t-il bien dans l’angle ?

-Facilité de réglage de la machine ?

-Programmation du biseau

Aujourd’hui grâce à l’électronique et à l’informatique embarquées dans la majorité des biseauteuses du marché, un opérateur expérimenté n’est plus indispensable pour piloter une biseauteuse.

-Compensation d’usure des meules (en particulier diamantées) afin que chaque meule travaille de façon optimale..

-Dimensions minimales du biseau

-Entretien

-Etanchéité du compartiment Cérium

Les deux circuits indépendants (eau pour les meules, eau + oxyde de cérium pour les feutres) se polluent l’un l’autre si l’étanchéité n’est pas efficace, ce qui induit des pertes en oxyde de cérium et des coûts de maintenance élevés ( étanchéité à refaire, avec changement de balais..) ;

 

Concernant l’élément essentiel d’une biseauteuse, le convoyeur central et la façon dont il va se déplacer, deux technologies existent (et toutes deux, toujours pour les meilleurs fabricants de biseauteuses du marché) donnent satisfaction. Guide sur lequel glissent les patins et système à roulement à billes.

Le biseau ne souffrant pas la médiocrité, peu de fournisseurs proposent des biseauteuses performantes, non seulement lors de l’achat de la machine, mais aussi dans le temps.

 

Les biseauteuses rectilignes

 

 

 

Le but de cet article est de décrire les différents types de biseauteuses rectilignes, leurs avantages et inconvénients.

A la fin de l’article seront mentionnés les principaux problèmes de qualité rencontrés et leur origine possible.

 

Introduction

Dans le domaine du façonnage du verre, le biseau est l’une des choses les plus difficiles à réaliser car le moindre défaut est visible, même par un non professionnel. C’est la raison pour laquelle les biseauteuses rectilignes sont, mécaniquement, les machines les plus sophistiquées. Pour atteindre un biseau parfait il faut atteindre une précision de l’ordre du micron.

 

 

A/La configuration des machines

1/ 5 meules : 3 diamants, une meule d’arête, un feutre

Combien de meules sont au minimum nécessaire pour réaliser un biseau et pourquoi?

Il faut d’abord :

a/Trois meules diamantées :

(Lorsque l’on parle de meules diamantées il s’agit à la fois de meules à liant métallique ou bakélite)

-La première ( métallique), avec un gros grain de diamant pour enlever la plus grande quantité de verre.

-La seconde ( bakélite) pour enlever le verre necessaire pour atteindre la dimension voulue de largeur du biseau et pour enlever les écailles créées par la première meule

-La troisième meule diamantée ( bakélite) essentiellement pour préparer la surface du biseau au polissage.

 

 

Par exemple pour un biseau de 30 mm

 

Biseau après passage de la première meule diamantée.

 

 

Après passage de la seconde meule dimantée

 

 

Après passage de la dernière meule diamantée

 

Le but de la dernière meule diamantée estd ‘enlever les stries laissées sur le biseau par les meules précédentes et de préparer le polissage final. A ce stade il doit rester seulement une "ombre" sur le biseau.

 

 

b/Un Outil de polissage

Soit un feutre ( de nombreuses compositions sont disponibles sur le marché, synthétique, laine….)  avec ajout d’un mélange eau+poudre de polissage ( par exemple Oxyde de cérium) soit du polyuréthane.

 

c/Une meule pour casser l’arête.

Cet outil est le moins connu mais pourtant indispensable.

En effet le talon du verre est brut de coupe et risque de déchiqueter l’outil de polissage. Il faut donc un outil pour "casser" l’arête, et positionné avant le feutre.

 

Nous avons maintenant la configuration minimale d’une biseauteuse rectiligne.

Avec ce type de machine on peut atteindre pour un biseau de 30 mm de large, à 6° une vitesse de 0.9 mètre par minute.

 

Toutes les vitesses mentionnées ici sont des vitesses moyennes dépendant en particulier de

-La qualité de la machine

-Ses réglages

-La performance des meules, en particulier des meules bakélites

 

 

2/Améliorer la configuration minimale

a/6 Meules

Pour comprendre la configuration des autres machines machines proposées sur le marché, il peut être intéressant d’examiner les problèmes non résolus par la machine précédente ( 5 meules).

Ils sont de deux ordres.

1-La vitesse

2-La qualité du joint

 

La qualité du joint

Les deux problèmes à résoudre sont

-Le côté coupant du talon

-Son aspect visuel

 

Le côté coupant n’est à prendre en compte que si le verre biseauté n’est pas inclus dans un cadre.

L’aspect visuel ( qualité du polissage) va dépendre de l’épaisseur du verre ( en effet pour un verre de 6 mm, biseau de 30 mm la largeur du joint est très faible et sa qualité de polissage difficilement identifiable).

 

La solution habituellement proposée pour résoudre ces deux problèmes est d‘ajouter deux meules périphériques ( diamantée + Polissage).

On a donc, toujours nos 3 meules diamantées, nos deux meules périphériqes ( la diamantée, permettant à la fois de casser l’arête et de roder le joint ) et un feutre.

Cependant, la présence habituelle dans une miroiterie d’une rectiligne enlève le principal intérêt de ce type de configuration pour une biseauteuse.

Les vitesse atteintes sont comparables à celle de la configuration précédente.

 

b/7 Meules

Pour améliorer la vitesse on peut se contenter d’ajouter simplement un feutre ( machine 6 meules) mais le gain en terme de vitesse est faible.

Il n’y a pas d’autres solutions pour augmenter sensiblement la vitesse que d’ajouter à la fois meules diamantées et feutres.

Si on ajoute une meule diamantée ( et obligatoirement un feutre ) on obtiend comme configuration

-4 Meules diamantées, une meule pour casser l’arête du talon et deux feutres.

 

Ou comme variante

-4 Meules diamantées, une meule périphérique permettant de casser l’arête et de roder le joint et deux feutres ( intéressante dans le cas de séries n’obligeant pas à régler la position de la meule périphérique).

 

La vitesse obtenue est pour un biseau de 30 mm ( 6°)  est de l’ordre de 1,8 mètre par minute.

Ce type de machine est une configuration très intéressante car on obtiend une bonne vitesse pour un budget réduit pas rapport aux grosses biseauteuses ( sans compter la place dans l’atelier). De plus, en cas de panne sur une des broches diamantées, il est possible de continuer à travailler en diminuant la vitesse. C’est ce qui explique le succés de ce type de machine dans la majorité des miroiteries.

 

 

c/8,9,10 Meules et plus

Pour continuer à améliorer la vitesse on va continuer à ajouter meules diamantés et feutres, mais en approchant d’une limite qui est la facilité du réglage de la machine. En effet, pour avoir une travail efficace et productif, chaque meule doit avoir un fonctionnement optimal, c’est à dire enlever la quantité de verre pour laquelle elle a été conçue. Si on reprend notre exemple d’un biseau de 30 mm, et si la première meule enlève du verre jusqu’à obtenir un biseau de largeur 27, il reste une largeur de 3 mm à répartir entre les cinq autres meules diamantées( ce qui signifie aussi de repositionner chaque meule régulièrement en fonction de leur usure), ce qui vous donne une bonne idée de la finesse et de la périodicité des réglages nécessaires.

 

La machine qui apporte une réelle amélioration par rapport à la précedente ( 7 meules) est celle qui comporte 6 meules diamantées, une meule pour casser l’arête et 3 feutres.

 

Toujours pour un biseau de 30 mm ( 6°) la vitesse atteinte est de l’ordre de 2.8 mètres par minute.

 

Des machines à 7 meules diamantées et 3 ou quatre feutres sont aussi proposées sur le marché.

 

On a atteind ici la vitesse maximale.

 

Certains fournisseurs proposent sur le marché une biseauteuse bilatérale. Si la solution semble séduisante pour accroitre la productivité, ce type de machine n’est pas vraiment facile à régler, et le marché reste pour le moment confidentiel.

 

d/L’amélioration de la qualité du joint

Les machines plus importantes vont avoir comme objectif de fournir une meilleure qualité de joint. Sachant que le nombre minimal de meules boisseaux pour obtenir un joint poli est de quatre ( diamanté et polissage pour le joint et une meule pour chaque arête) on arrive à des machines ayant 13 meules.

Ce type de machine est une bonne solution en cas de série sur des verres de faibles épaisseurs ( 8 mm à 10 mm maximum ) et nécessitant un joint poli. Pour des verres plus épaix, le nombre de meules pour réaliser le joint sera insuffisant et nécessitera le passage sur une rectiligne.

 

 

B/Les points clés

Dans une biseauteuse, vu le niveau de précision requis tout est important.

Cependant la façon dont le verre est convoyé à l’intérieur de la machine est fondamental, car c’est de cela que dépend la qualité et la rectitude du biseau. Deux solutions techniques sont présentes sur le marché concernant le convoyeur central. Un système avec guide en acier sur lequel glisse des patins et un système à roulements à billes. Les deux meilleurs fabricants de biseauteuses proposant chacun l’un des deux systèmes sont la preuve que les deux systèmes donnent de bons résultats.

Plus que le système il faut s’interroger sur la longévité du convoyeur central chez chacun des fournisseur potentiel car la moindre usure détèriorera la qualité du biseau.

Un second point important est le type d’ampéremètres pour les meules de biseau. Des ampèremètres digitaux, heureusement de plus en plus fréquents sur les machines permettront une compensation précise de l’usure des meules et un fonctionnement optimal de la machine, même en présence d’un opérateur moins qualifié.

Enfin la machine doit pouvoir disposer d’automatismes permettant la programmation de tous types de biseaux sans la présence d’un opérateur spécialisé dans le biseau.

 

 

 

C/Problèmes de qualité et solutions possibles

 

-Stries sur biseau

-Vitesse trop élevée

-Mauvais réglage des meules ( enlèvement)

-Qualité des meules bakélites

 

-Ecailles sur le talon du biseau

-La première meule enlève trop de verre

-Vitesse trop élevée

-Mauvais arrosage

 

-Griffes sur le biseau

-Il faut déterminer la meule qui en est la cause ( souvent meule à liant métallique), l’affuter et si le problème persiste changer son sens de rotation.

-Mauvais arrosage

 

-Mauvais polissage

-Réglage des meules bakélites

- Concentration du cérium insuffisante ( 50 g/l pour les cériums de meilleure qualité)

-Température du mélange eau+oxyde de cérium trop basse ou trop élevée

-Vagues sur biseau

-Vérifier l’empreinte et l’inclinaison des meules bakélites

-Piqures sur le biseau

-Meules bakélites enlèvent trop

-Mauvais arrosage

 

Conclusion :

Le biseau n’accepte pas la médiocrité. Contrairement au joint ou à d’autres façonnages, il n’existe pas différents niveaux de qualité. Le biseau est parfait ou sera invendable.

Il y a beaucoup de fournisseurs de machines présents sur le marché, mais seuls un nombre réduit sont capable de fournir des équipements permettant de réaliser des biseaux de qualité dans la durée.