Sols et Paysages

Très bel ouvrage, écrit par deux passionnés, détaillant les relations entre paysages et types de sols sur une douzaine d’exemples différents.

Ce livre écrit par deux universitaires est très agréable à lire et explique en détails les principaux types de sols que l’on trouve en Europe et leur incidence sur la végétation et l’utilisation des terrains correspondants.

Cet ouvrage décrit de façon détaillée un grand nombre de sols en croisant les observations sur le terrain, les analyses en laboratoire et en s’appuyant sur la bibliographie et l’expérience des deux auteurs. A partie de ces données sont expliquées la formation du sol et ses incidences sur la végétation et l’exploitation des terrains correspondants.

L’incidence de l’habitat, de l’agriculture, de l’exploitation du sous-sol sont prises en compte ainsi que leurs incidences sur le sol.

Une autre partie traite plus en profondeur les usages du sol qu’ils soient urbains, forestiers, agricoles, viticoles ou autres.

Ce livre est abondamment illustré de photos et croquis.

Il s’adresse à tout professionnel ou futur professionnel dans ce domaine ou dans des domaines proches (agriculture, exploitations forestières ou minières…) mais aussi à toute personne convaincue de l’importance du sol et de l’impératif de le protéger.

 

Sols et Paysages

Types de sols, fonctions et usages en Europe moyenne

Par Jean Michel Cobat et Claire Guenat

Presses polytechniques et universitaires romandes

Lausanne

Vente miroiterie Sforza

 

La miroiterie Sforza, installée depuis plusieurs dizaines d'années dans la région grenobloise a été cédée courant juillet à un jeune repreneur.

Les principaux fournisseurs de menuiseries français avant le rapprochement Bouvet FPPE .

1/Tryba (Atrya)

CA 2017 265 millions d’Euros

 

2/Cetih (Bel M, Swao,  Zilten, CID)

CA 2017 215 millions d’Euros

 

3/Bouvet

CA 2017 162 millions d’Euros

 

4/FPPE

CA 2017 145 millions d’Euros

 

5/Atlantem (Solabaie)

CA 2017 133 millions d’Euros

 

Naturopathe Lyon

Très forte croissance pour Vedip,  vente sur Internet de meules Italiennes et de forêts diamantés pour les machines de miroiterie.

 

Vedip, le premier site Européen (d’origine française) de vente sur Internet de meules Italiennes pour les machines de miroiterie a vu son chiffre d’affaires sur le premier semestre 2019 progresser de plus de 67 %

La stratégie développée par Vedip de proposer, en partenariat avec l’un des plus importants fabricants Italiens de meules et de forêts pour la miroiterie, des prix particulièrement compétitifs en travaillant uniquement sur Internet, des fiches techniques détaillées avec photos, des meules standards présentées par constructeurs /Machines /Positions, des meules alternatives et un support technique par téléphone semble répondre aux besoins du marché de la miroiterie en Europe.

Le site qui a déjà maintenant de 1754 outils en ligne continue à améliorer les fiches techniques des outils et le nombre de machines référencées (plus d’une centaine).

Sur Vedip vous pouvez consulter les fiches techniques (avec photos et prix de vente) des meules pour les principales machines du marché (rectilignes, commandes numériques, perceuses, bilatérales, biseauteuses…) et les plus importants fournisseurs (Intermac, Bovone, Glaston Bavelloni, Lattuada, Schiatti, Janbac, Baudin, Battelino, Denver, Bimatech, Ada, Besana, Bottero….)

Contact info@vedip.com

Tel 07 82 39 43 34

Bannière
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De la banque à la vitrerie

 

Article de Jean Marc Corset, Signé Lausanne

 

Eva Nagy parle de «hasard». Mais tout de même: passer du métier de la banque à celui de vitrier n’est pas chose courante. Bien sûr, il y a cette entreprise familiale qui n’intéressait pas ses frères. Elle, cela ne la dérangeait pas d’y faire sa carrière professionnelle, d’autant qu’elle se définit comme une «manuelle». Quand on visite son atelier-dépôt situé juste en dessous de la forêt de Sauvabelin, à proximité de Lausanne, on comprend mieux son choix. Car son travail est davantagecelui de l’artisan indépendant que du chef d’entreprise focalisé sur la gestion. Une façon de faire qui semble bien correspondre à sa personnalité.

E. Nagy Sàrl, vitrerie générale et miroiterie, n’a certes que trois ans d’existence sous cette forme juridique. Mais cela fait trente-huit ans qu’elle exerce cette activité en Suisse. Eva Nagy a fait son apprentissage à la SBS – la banque aux trois clés qui a fusionné avec l’UBS – en tant qu’employée de commerce en gestion. Mais elle change rapidement d’orientation lorsque la petite entreprise de ses parents prend de l’ampleur et manque de bras. Elle fera alors un CFC de vitrier.

Discriminations

Novice dans le métier, la jeune femme découvre un milieu qui n’est pas tendre avec les femmes, surtout lors des rendez-vous de chantier. «Les collègues masculins étaient très discriminants, certains voulaient remettre la femme à la maison.» Elle assume son côté féministe, estimant que ces attaques s’expliquent par les avancées en matière d’égalité qui sont mal vécues par certains. Maintenant qu’elle «a de l’ expérience et qu’elle est prise au sérieux», elle affirme qu’elle n’a plus de difficulté.

Elle n’en dit pas autant en ce qui concerne la formation professionnelle des apprentis miroitiers, qu’elle connaît bien, et où elle a recommencé l’enseignement des branches techniques en tant qu’experte des techniques verrières. Malgré son expérience, la cheffe d’entreprise âgée aujourd’hui de 59 ans, ressent parfois ce conflit des générations comme un vrai fossé socioculturel. À l’image de beaucoup d’enseignants et de parents d’adolescents, elle mesure à quel point il n’est pas aisé de comprendre les raisons de ce phénomène intergénérationnel et d’appliquer les bonnes recettes.

C’est pourquoi, à la route du Pavement 79, elle n’est pas mécontente de gérer sa boîte en toute indépendance, en ne comptant que sur un seul employé. Sans doute un second prochainement. Dans son bureau, elle enregistre les commandes, délègue une partie de celles-ci et se charge elle-même de nombreux travaux. Des pièces sur mesure la plupart du temps, car la maison E. Nagy fait désormais essentiellement du remplacement de verre.

Interventions rapides

Du temps de son père, l’entreprise a compté jusqu’à dix employés. Mais avec la crise des années 1990 dans le bâtiment et la construction, il a fallu faire des choix. «Je lui ai dit que ça ne m’intéressait pas de travailler en grand. Je voulais continuer à faire du remplacement de verre au niveau local. Comme nous avions une clientèle fidèle, nous n’avons pas ressenti la crise.» La société a ainsi réduit petit à petit sa taille à ce qu’elle est aujourd’hui, en se concentrant sur son activité de niche. Sa force: être très réactive aux besoins des clients, les particuliers comme les régies d'immeubles, et pouvoir intervenir très rapidement.

À l’inverse, et forcément en fonction de son choix, elle n’a pas profité du boom de l’immobilier ces dernières années. Mais elle ne s’en plaint pas. Elle veut garder du temps pour ses hobbys: aujourd’hui la couture et la poterie, autrefois la sculpture et la peinture, comme l’atteste une partie de l’atelier où jadis on encadrait également les tableaux. Désormais, pour elle, est venu le temps de la réflexion sur sa succession. Sans enfants, elle réfléchit à cesser son activité ou à remettre l’entreprise. Et pourquoi pas, éventuellement, accompagner un repreneur?

Rencontre à la caserne

Il est vrai que l’entreprise Nagy, c’est aussi la belle histoire de ses parents, âgés de plus de 80 ans et toujours en vie. Celle de deux réfugiés hongrois qui ont fui leur pays après l’insurrection de Budapest contre le régime communiste et la mise sous tutelle soviétique. Bertalan, le vitrier qui venait de la capitale, a rencontré sa future épouse, Anna, venant d’une région proche de la frontière autrichienne, à la caserne de la Pontaise.

En 1964, année de l’Expo nationale, le vitrier se met à son compte et tous deux créent leur affaire à l’avenue du Mont-Blanc, près du Comptoir. En 1979, ils achètent le bâtiment de la route du Pavement et son dépôt, qui leur permettent de disposer de quelques machines spécialisées et d’un joli stock de verres de toute nature, petits et grands, et de miroirs. On en voit beaucoup avec des reliefs ou des imprimés, et des couleurs vintage qui nous rappellent les vitrages de vieilles fermes ou les décorations de villas des années 1960.

L’entreprise traite le verre de sécurité, trempé, blindé, feuilleté, isolant, ainsi que les verres spéciaux. Elle fait du polissage et du sablage. Eva Nagy et son employé découpent des éléments de tables et autre mobilier, portes, fenêtres et cabines de douche. Ainsi que des miroirs de salles de bain privées ou des écoles. Un jour, un horloger de Lausanne lui a même commandé une pièce pour un vieux morbier. Dans l’atelier-dépôt artisanal E. Nagy, face à la forêt, on se sent vivre dans un autre temps. (24 heures)