Quelques chiffres sur le dernier Glasstec.

 

Le salon sur les technologies du verre qui s'est tenu en octobre 2018 à Dusseldorf a vu une croissance de presque 5% du nombre de ses visiteurs, en léger retrait par rapport aux records de 2012 et 2014.

 

Le salon est vraiment un salon international avec plus de 70 % de visiteurs venant de l'étranger.

Par contre le nombre d'exposant est en retrait (chiffres non donnés par l'organisateur) avec certains halls non complètement remplis

 

Vente société installation de miroirs sur le marché du sport

 

 

Une petite société qui vend et installe sur toute la France des miroirs destinés à des applications sportives est en vente. Quelques informations supplémentaires sur le lien suivant.

 

 

Vente et installation de miroirs sur le marché du sport

 

Je reste à votre disposition si vous souhaitez plus d'informations ou rentrer en contact avec le dirigeant de cette société.

Glass@comascotec.com ou 06 64 73 63 77

Nouvelle version du robot d’enduction Battellino

La société Italienne Battellino qui rencontre un bon succès avec son robot d’enduction annonce la sortir d’une nouvelle version de cette machine pour le vitrage Isolant.

 

1/ création d’un lecteur de code barres

Ceci afin de permettre à l’utilisateur de créer ses propres codes barres qui donneront au robot toutes les instructions dont il a besoin.

Type de profil (aluminium, acier inox..)

Différentes épaisseurs des profils, même dans le cas du triplex, indication simple ou double triplex…

 

2/Vitrages en forme

Nouvelles fonctions sur l’écran qui permettent à l’opérateur d’indiquer la forme du vitrage à travailler.

 

3/ Vitrages pour bâtiments historiques

Possibilité de travailler avec des profils de seulement 4 mm d’épaisseur. Cette option a été demandée par des entreprises qui travaillent en restauration de bâtiments historiques. Traiter manuellement de tels vitrages a toujours été assez délicat.

 

4/ augmentation de la vitesse de travail du robot.

La vitesse peut atteindre 18 mètres par mn. La Façon de travailler les angles a aussi été amélioré.  Un vitrage de 100x80 est maintenant réalisé par le robot en 45 secondes

 

Pour plus d’informations glass@comascotec.com

Nouveautés pour les rectilignes de Battellino

 

Le constructeur Italien de machines pour le verre plat Battellino, bien connu en particulier pour sa gamme de rectilignes a présenté plusieurs améliorations notables de ses rectilignes.

1/Nouveaux convoyeurs d’entrée et de sortie renforcé afin de permettre aux rectilignes de supporter un poids de verre plus important.

2/Nouveau système d’étanchéité des broches afin d’éliminer les fuites d’eau.

3/Nouvel écran tactile. Avec un nouveau logiciel permettant de piloter et de visualiser les principales fonctions de la rectiligne (épaisseur du verre, vitesse de travail, paramètres des broches pneumatiques, contrôle de la pompe…De plus il permet de visualiser le nombre total et partiel de mètres façonnés, les paramètres de travail de la machine dans chaque phase et une gestion des pièces détachées

4/Nouveau système de guides pour les broches diamantées et de polissage.

Ce nouveau système réduit encore les vibrations permettant une amélioration sensible de la qualité du joint.

 

Pour plus d'informations, contacter glass@comascotec.com

Enlevée
Bannière

De la banque à la vitrerie

 

Article de Jean Marc Corset, Signé Lausanne

 

Eva Nagy parle de «hasard». Mais tout de même: passer du métier de la banque à celui de vitrier n’est pas chose courante. Bien sûr, il y a cette entreprise familiale qui n’intéressait pas ses frères. Elle, cela ne la dérangeait pas d’y faire sa carrière professionnelle, d’autant qu’elle se définit comme une «manuelle». Quand on visite son atelier-dépôt situé juste en dessous de la forêt de Sauvabelin, à proximité de Lausanne, on comprend mieux son choix. Car son travail est davantagecelui de l’artisan indépendant que du chef d’entreprise focalisé sur la gestion. Une façon de faire qui semble bien correspondre à sa personnalité.

E. Nagy Sàrl, vitrerie générale et miroiterie, n’a certes que trois ans d’existence sous cette forme juridique. Mais cela fait trente-huit ans qu’elle exerce cette activité en Suisse. Eva Nagy a fait son apprentissage à la SBS – la banque aux trois clés qui a fusionné avec l’UBS – en tant qu’employée de commerce en gestion. Mais elle change rapidement d’orientation lorsque la petite entreprise de ses parents prend de l’ampleur et manque de bras. Elle fera alors un CFC de vitrier.

Discriminations

Novice dans le métier, la jeune femme découvre un milieu qui n’est pas tendre avec les femmes, surtout lors des rendez-vous de chantier. «Les collègues masculins étaient très discriminants, certains voulaient remettre la femme à la maison.» Elle assume son côté féministe, estimant que ces attaques s’expliquent par les avancées en matière d’égalité qui sont mal vécues par certains. Maintenant qu’elle «a de l’ expérience et qu’elle est prise au sérieux», elle affirme qu’elle n’a plus de difficulté.

Elle n’en dit pas autant en ce qui concerne la formation professionnelle des apprentis miroitiers, qu’elle connaît bien, et où elle a recommencé l’enseignement des branches techniques en tant qu’experte des techniques verrières. Malgré son expérience, la cheffe d’entreprise âgée aujourd’hui de 59 ans, ressent parfois ce conflit des générations comme un vrai fossé socioculturel. À l’image de beaucoup d’enseignants et de parents d’adolescents, elle mesure à quel point il n’est pas aisé de comprendre les raisons de ce phénomène intergénérationnel et d’appliquer les bonnes recettes.

C’est pourquoi, à la route du Pavement 79, elle n’est pas mécontente de gérer sa boîte en toute indépendance, en ne comptant que sur un seul employé. Sans doute un second prochainement. Dans son bureau, elle enregistre les commandes, délègue une partie de celles-ci et se charge elle-même de nombreux travaux. Des pièces sur mesure la plupart du temps, car la maison E. Nagy fait désormais essentiellement du remplacement de verre.

Interventions rapides

Du temps de son père, l’entreprise a compté jusqu’à dix employés. Mais avec la crise des années 1990 dans le bâtiment et la construction, il a fallu faire des choix. «Je lui ai dit que ça ne m’intéressait pas de travailler en grand. Je voulais continuer à faire du remplacement de verre au niveau local. Comme nous avions une clientèle fidèle, nous n’avons pas ressenti la crise.» La société a ainsi réduit petit à petit sa taille à ce qu’elle est aujourd’hui, en se concentrant sur son activité de niche. Sa force: être très réactive aux besoins des clients, les particuliers comme les régies d'immeubles, et pouvoir intervenir très rapidement.

À l’inverse, et forcément en fonction de son choix, elle n’a pas profité du boom de l’immobilier ces dernières années. Mais elle ne s’en plaint pas. Elle veut garder du temps pour ses hobbys: aujourd’hui la couture et la poterie, autrefois la sculpture et la peinture, comme l’atteste une partie de l’atelier où jadis on encadrait également les tableaux. Désormais, pour elle, est venu le temps de la réflexion sur sa succession. Sans enfants, elle réfléchit à cesser son activité ou à remettre l’entreprise. Et pourquoi pas, éventuellement, accompagner un repreneur?

Rencontre à la caserne

Il est vrai que l’entreprise Nagy, c’est aussi la belle histoire de ses parents, âgés de plus de 80 ans et toujours en vie. Celle de deux réfugiés hongrois qui ont fui leur pays après l’insurrection de Budapest contre le régime communiste et la mise sous tutelle soviétique. Bertalan, le vitrier qui venait de la capitale, a rencontré sa future épouse, Anna, venant d’une région proche de la frontière autrichienne, à la caserne de la Pontaise.

En 1964, année de l’Expo nationale, le vitrier se met à son compte et tous deux créent leur affaire à l’avenue du Mont-Blanc, près du Comptoir. En 1979, ils achètent le bâtiment de la route du Pavement et son dépôt, qui leur permettent de disposer de quelques machines spécialisées et d’un joli stock de verres de toute nature, petits et grands, et de miroirs. On en voit beaucoup avec des reliefs ou des imprimés, et des couleurs vintage qui nous rappellent les vitrages de vieilles fermes ou les décorations de villas des années 1960.

L’entreprise traite le verre de sécurité, trempé, blindé, feuilleté, isolant, ainsi que les verres spéciaux. Elle fait du polissage et du sablage. Eva Nagy et son employé découpent des éléments de tables et autre mobilier, portes, fenêtres et cabines de douche. Ainsi que des miroirs de salles de bain privées ou des écoles. Un jour, un horloger de Lausanne lui a même commandé une pièce pour un vieux morbier. Dans l’atelier-dépôt artisanal E. Nagy, face à la forêt, on se sent vivre dans un autre temps. (24 heures)