Glasstec 2020 annulé et reporté sur 2021

 

 

Les effets de la crise sanitaire du Coronavirus et les annulations de certains exposants (Guardian, MSK….) ont obligé les organisateurs du salon allemand Glasstec 2020 à reporter leur manifestation sur 2021. Compte tenu des incertitudes persistantes en termes de restrictions de voyage et de dispositions de quarantaine sur les principaux marchés cibles, Messe Düsseldorf a opté en faveur de ces nouvelles dates en étroite coordination avec le conseil consultatif du salon et tous les partenaires impliqués. Rappelons que le salon le plus important de l'industrie du verre était initialement prévu du 20 au 23 octobre prochains. Messe Düsseldorf est déjà en train de coopérer avec les associations pour offrir des formats de services numériques pour 2020 dans le but de rapprocher les clients et les exposants et de mettre numériquement les informations et les gammes disponibles pour Glasstec à la disposition des visiteurs professionnels intéressés par les dates originales du salon.

 

Quid de Vitrum 2021 ?

Artibat reporté sur 2021

ARTIBAT : Reporté aux 13, 14 et 15 octobre 2021

 

Au regard de la gravité de la crise sanitaire et de ses impacts économiques qui menacent l’ensemble des acteurs du bâtiment, c’est avec regret que la CAPEB Pays de Loire, organisatrice du salon, a pris la décision de reporter l’édition 2020 d’ARTIBAT aux 13, 14 et 15 octobre 2021.

 

Décision sage s’il en est !

L’ancien dirigeant de la miroiterie Schultz président de la CPME 53

 

 

Raphaël Alexandre a été désigné président de la CPME 53, la confédération des petites et moyennes entreprises de la Mayenne, jeudi 9 janvier 2020. Ce n’est pas son premier mandat au sein de l’institution : il a déjà occupé les postes de vice-président à l’industrie et à l’artisanat.

Directeur de la miroiterie Schultz à Saint-Berthevin jusqu’en 2016, Raphaël Alexandre a créé en 2018 l’agence Cheval et Patrimoine spécialisée dans le tourisme équestre. « Nos adhérents se composent essentiellement d’artisans qui travaillent seuls, rappelle le nouveau président. Notre mission reste de les aider au quotidien. »

Mousset s’intègre dans le transport de portes et fenêtres

 

Le transporteur Vendéen déjà présent sur ce créneau par lots vient de reprendre Raud spécialiste du transport de portes et fenêtres sur chantiers qui transporte chaque semaine 50 000 portes, fenêtres et baies vitrées.

 

La société a prévu une levée de fonds de 30 millions d’Euros en haut de bilan et dettes avec ouverture du capital aux employés et chauffeurs.

Enlevée
Bannière

De la banque à la vitrerie

 

Article de Jean Marc Corset, Signé Lausanne

 

Eva Nagy parle de «hasard». Mais tout de même: passer du métier de la banque à celui de vitrier n’est pas chose courante. Bien sûr, il y a cette entreprise familiale qui n’intéressait pas ses frères. Elle, cela ne la dérangeait pas d’y faire sa carrière professionnelle, d’autant qu’elle se définit comme une «manuelle». Quand on visite son atelier-dépôt situé juste en dessous de la forêt de Sauvabelin, à proximité de Lausanne, on comprend mieux son choix. Car son travail est davantagecelui de l’artisan indépendant que du chef d’entreprise focalisé sur la gestion. Une façon de faire qui semble bien correspondre à sa personnalité.

E. Nagy Sàrl, vitrerie générale et miroiterie, n’a certes que trois ans d’existence sous cette forme juridique. Mais cela fait trente-huit ans qu’elle exerce cette activité en Suisse. Eva Nagy a fait son apprentissage à la SBS – la banque aux trois clés qui a fusionné avec l’UBS – en tant qu’employée de commerce en gestion. Mais elle change rapidement d’orientation lorsque la petite entreprise de ses parents prend de l’ampleur et manque de bras. Elle fera alors un CFC de vitrier.

Discriminations

Novice dans le métier, la jeune femme découvre un milieu qui n’est pas tendre avec les femmes, surtout lors des rendez-vous de chantier. «Les collègues masculins étaient très discriminants, certains voulaient remettre la femme à la maison.» Elle assume son côté féministe, estimant que ces attaques s’expliquent par les avancées en matière d’égalité qui sont mal vécues par certains. Maintenant qu’elle «a de l’ expérience et qu’elle est prise au sérieux», elle affirme qu’elle n’a plus de difficulté.

Elle n’en dit pas autant en ce qui concerne la formation professionnelle des apprentis miroitiers, qu’elle connaît bien, et où elle a recommencé l’enseignement des branches techniques en tant qu’experte des techniques verrières. Malgré son expérience, la cheffe d’entreprise âgée aujourd’hui de 59 ans, ressent parfois ce conflit des générations comme un vrai fossé socioculturel. À l’image de beaucoup d’enseignants et de parents d’adolescents, elle mesure à quel point il n’est pas aisé de comprendre les raisons de ce phénomène intergénérationnel et d’appliquer les bonnes recettes.

C’est pourquoi, à la route du Pavement 79, elle n’est pas mécontente de gérer sa boîte en toute indépendance, en ne comptant que sur un seul employé. Sans doute un second prochainement. Dans son bureau, elle enregistre les commandes, délègue une partie de celles-ci et se charge elle-même de nombreux travaux. Des pièces sur mesure la plupart du temps, car la maison E. Nagy fait désormais essentiellement du remplacement de verre.

Interventions rapides

Du temps de son père, l’entreprise a compté jusqu’à dix employés. Mais avec la crise des années 1990 dans le bâtiment et la construction, il a fallu faire des choix. «Je lui ai dit que ça ne m’intéressait pas de travailler en grand. Je voulais continuer à faire du remplacement de verre au niveau local. Comme nous avions une clientèle fidèle, nous n’avons pas ressenti la crise.» La société a ainsi réduit petit à petit sa taille à ce qu’elle est aujourd’hui, en se concentrant sur son activité de niche. Sa force: être très réactive aux besoins des clients, les particuliers comme les régies d'immeubles, et pouvoir intervenir très rapidement.

À l’inverse, et forcément en fonction de son choix, elle n’a pas profité du boom de l’immobilier ces dernières années. Mais elle ne s’en plaint pas. Elle veut garder du temps pour ses hobbys: aujourd’hui la couture et la poterie, autrefois la sculpture et la peinture, comme l’atteste une partie de l’atelier où jadis on encadrait également les tableaux. Désormais, pour elle, est venu le temps de la réflexion sur sa succession. Sans enfants, elle réfléchit à cesser son activité ou à remettre l’entreprise. Et pourquoi pas, éventuellement, accompagner un repreneur?

Rencontre à la caserne

Il est vrai que l’entreprise Nagy, c’est aussi la belle histoire de ses parents, âgés de plus de 80 ans et toujours en vie. Celle de deux réfugiés hongrois qui ont fui leur pays après l’insurrection de Budapest contre le régime communiste et la mise sous tutelle soviétique. Bertalan, le vitrier qui venait de la capitale, a rencontré sa future épouse, Anna, venant d’une région proche de la frontière autrichienne, à la caserne de la Pontaise.

En 1964, année de l’Expo nationale, le vitrier se met à son compte et tous deux créent leur affaire à l’avenue du Mont-Blanc, près du Comptoir. En 1979, ils achètent le bâtiment de la route du Pavement et son dépôt, qui leur permettent de disposer de quelques machines spécialisées et d’un joli stock de verres de toute nature, petits et grands, et de miroirs. On en voit beaucoup avec des reliefs ou des imprimés, et des couleurs vintage qui nous rappellent les vitrages de vieilles fermes ou les décorations de villas des années 1960.

L’entreprise traite le verre de sécurité, trempé, blindé, feuilleté, isolant, ainsi que les verres spéciaux. Elle fait du polissage et du sablage. Eva Nagy et son employé découpent des éléments de tables et autre mobilier, portes, fenêtres et cabines de douche. Ainsi que des miroirs de salles de bain privées ou des écoles. Un jour, un horloger de Lausanne lui a même commandé une pièce pour un vieux morbier. Dans l’atelier-dépôt artisanal E. Nagy, face à la forêt, on se sent vivre dans un autre temps. (24 heures)